Octobre, mois de la sensibilisation au TDAH: cinq faits que vous ignorez peut-être




En ce moment, nombre de jeunes se préparent en vue de la rentrée, d’un stage ou d’un nouvel emploi. Mais pour un jeune sur 20 et 4 % des adultes qui vivent avec un trouble du déficit de l’attention avec/sans hyperactivité (TDAH), la gestion d’un horaire chargé comporte son lot de difficultés. Qui plus est, de récentes recherches portent à croire que les stigmates et la confusion persistent encore au sujet du TDAH: un sondage de Purdue Pharma (Canada) révèle que près du tiers des Canadiens sondés croient que le TDAH est un trouble mental.« Le TDAH est en réalité un trouble neurobiologique qu’on connaît depuis plus d’un siècle», explique Dre Annick Vincent, psychiatre et spécialiste du TDAH. «Il s’agit d’un trouble chronique caractérisé par un déficit du système nerveux qui cause une inattention, de l’hyperactivité, de l’impulsivité et souvent une hyperréactivité émotionnelle. La science nous a d’ailleurs appris que des facteurs génétiques et biologiques peuvent intervenir dans son développement. »

Voici cinq grands préjugés sur le TDAH:

  • Les hommes sont plus à risqué. 42 % des Canadiens sondés croient à tort que le TDAH est plus fréquent chez les hommes. Toutefois, comme les hommes affichent plus de symptômes visibles de l’hyperactivité et moins de symptômes plus subtils d’inattention, ils sont peut-être plus faciles à diagnostiquer ou ils le sont plus tôt dans la vie.
  • Le TDAH est une invention. le TDAH est reconnu par les grandes associations médicales et les agences de santé publique. Son existence est étayée par plus d’un siècle de données scientifiques.
  • Le TDAH est surdiagnostiqué. bien qu’il soit le trouble le plus fréquent chez l’enfant au Canada et l’un des troubles psychiatriques les plus faciles à traiter, il demeure méconnu et sous-diagnostiqué.
  • Le TDAH empire plus la journée avance. comme le commun des mortels, les personnes vivant avec un TDAH perdent de la résistance à la fin d’une longue journée, en plus de devoir composer avec les symptômes du trouble et ses fluctuations du lever au coucher.
  • On guérit du TADH en vieillissant. environ 80 % des enfants diagnostiqués souffrent toujours du trouble à l’adolescence et 60 % en sont toujours atteints à l’âge adulte.

Pour en savoir plus sur le TDAH, visitez le site du Centre for ADHD Awareness, Canada au http://caddac.ca/adhd/french-pages/

Source: L’Edition Nouvelles

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