La maladie d’Alzheimer ne nous définit pas




Actuellement, 47,5 millions de gens à travers le monde sont atteints d’une maladie cognitive, et ce chiffre dépasse largement la population canadienne. On estime que d’ici 2031, 1,4 millions de Canadiens en seront atteints.

Grand-père adoré de ses petits-enfants, préposé à l’accueil dans son église et partisan enthousiaste des Bruins de Boston, Boz Carter est également atteint de la maladie d’Alzheimer.

« Nous ne voulons pas nous laisser définir par cette maladie, déclare son épouse Cathy Hurd Carter. Cela a été notre mantra depuis le début. »

En effet, le couple de Winnipeg a adopté ce mantra peu après le diagnostic de Boz en 2012. Presque immédiatement, Boz et Cathy se sont inscrits à un cours de huit semaines offert par leur Société Alzheimer locale pour apprendre comment planifier leur avenir avec cette maladie.

Selon Cathy, ce cours représente le plus beau cadeau qu’ils se sont fait l’un l’autre parce qu’il leur a permis de réaliser qu’ils avaient encore beaucoup de belles choses à vivre ensemble.

« Nous ne voulons pas que cette maladie nous empêche de vivre pleinement notre vie », déclare Cathy, qui a maintenant 53 ans.

Les responsables de l’église locale sont maintenant heureux que Boz soit préposé à l’accueil, mais il a fallu que Cathy leur explique tout d’abord en quoi consistait la maladie de son mari. Ce travail de préposé exerce un effet extraordinaire sur Boz. Son visage s’illumine chaque fois qu’une personne s’approche.

« Il se sent bien lorsqu’il peut aider quelqu’un. L’église lui a redonné un sentiment de fierté et de dignité », poursuit Cathy.

Cela est particulièrement important pour Boz, 60 ans, qui a perdu son emploi de magasinier lorsqu’il est devenu malade. « Cette expérience lui a porté un coup terrible en lui faisant sentir qu’il était inutile », poursuit Cathy.

Même si Boz et Cathy refusent de se laisser définir par la maladie, ils savent qu’ils doivent apporter des changements dans leur vie. Boz vit de bonnes et de mauvaises journées et ils doivent s’adapter à la situation

Cathy, qui a pris congé de son poste de travailleuse sociale, veut rester avec son mari à la maison aussi longtemps que possible afin de pouvoir lui dire, tous les matins lorsqu’ils se lèvent ensemble : « Bonjour mon chéri. Je t’aime. »

« Boz redonne toujours aux gens qui l’entourent l’amour qu’il reçoit, cela fait partie de sa personnalité » poursuit Cathy.

La vie ne se termine pas avec l’apparition de la maladie d’Alzheimer. Les personnes atteintes sont #EncoreLà. Soyez là également pour elles au cours du mois de la sensibilisation à la maladie d’Alzheimer. Découvrez comment à www.alzheimer.ca/encorela.

Source: :L’Edition Nouvelles

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire