Il faut communiquer avec les gens vivant avec la maladie d’Alzheimer et les supporter




La communication est une part essentielle de notre vie. Elle nous permet de nous exprimer et d’échanger avec les autres. Mais communiquer c’est bien plus que parler et écouter, cela implique comprendre et interpréter. Pour une personne atteinte d’une maladie cognitive, surtout lorsque’elle éprouve des difficultés en terme de communication verbale, il est encore plus difficile de maintenir des relations, bien que cela soit essentiel.

Même lorsqu’elle a perdu sa capacité de parler à cause de l’Alzheimer, Rosa Gouveia pouvait communiquer avec son entourage.

À certains moments, elle le faisait avec un regard attendri, raconte sa petite-fille Daniela Coelho. À d’autres moments, elle exprimait son mécontentement en frappant la table ou en repoussant la nourriture qu’elle ne voulait pas.

« Les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer sont toujours là, déclare Daniela Coelho, 27 ans. Elles ressentent les choses. »

Daniela Coelho avait 18 ans lorsque la maladie d’Alzheimer a été diagnostiquée chez sa grand-mère. Pendant les neuf ans que cette dernière a vécu après le diagnostic, Daniela lui a toujours retourné ce regard attendri. « Savoir qu’elle était toujours là m’a beaucoup aidée à comprendre pourquoi ma grand-mère réagissait parfois avec colère lorsque je pleurais. Elle se sentait frustrée de ne pas pouvoir me consoler. »

« Son désir de consoler les gens autour d’elle était toujours présent », raconte Daniela.

Quand Rosa a dû quitter la maison où elle vivait avec Daniela pour aller vivre dans un établissement de soins de longue durée, elle a d’abord paniqué car elle ne voyait plus sa petite-fille. C’est pourquoi, pendant la première semaine, Daniela a décidé de coucher à côté de son lit, sur le sol.

Mais les employés de l’établissement ont pensé à une stratégie pour aider sa grand-mère à traverser ses périodes d’angoisse, ce qui a beaucoup soulagé Daniela.

« Rosa était une couturière incroyablement habile. Lorsqu’elle n’arrivait plus à se calmer, les employés du centre lui donnaient un bout de tissu qu’elle gardait sur ses genoux et cela la réconfortait », raconte Daniela.

À certains moments, même vers la fin de sa vie, sa grand-mère semblait « revenir à elle », ce que Daniela appréciait beaucoup. « Quelque chose se transformait dans ses yeux, et elle redevenait momentanément ce qu’elle avait toujours été», ajoute-t-elle.

« Ce que je trouve fascinant dans cette maladie, c’est qu’à l’occasion elle se dissipe soudainement pour laisser entrevoir de nouveau la personne », poursuit Daniela.

La vie ne se termine pas avec l’apparition de la maladie d’Alzheimer. Les personnes atteintes sont #EncoreLà. Soyez là également pour elles au cours du mois de la sensibilisation à la maladie d’Alzheimer. Découvrez comment à alzheimer.ca/encorela.

Source: L’Edition Nouvelles

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